dimanche 18 octobre 2015

" Saturday nigh fever ! "


Après un week-end à Bristol qui s'est clôturé par une teuf indoor, au Black Swan, un pub plus underground que jamais, où chaque week-end sont organisés des events autour de la techno.

3 sons dans le pub, dont 2 de drum'n bass, et un de hard tek. Un petit set minimal bien plaisant mais trop court. Les Anglais adorent la DNB, trop à mon goût, ça me gave assez vite mais bon, c'était une bonne soirée.

Bref, après tout ça, je me suis rendu 2 week-ends de suite à Londres pour assister à 2 soirées, pour les 20 ans de carrière du DJ parisien Busy P, ex-manager des Daft Punk, et créateur du label Ed Banger (rien que ça !). Il a élu résidence au Xoyo, club underground Londonien, situé dans le quartier d'Islington, au Centre-Est de Londres, pas loin de Shoreditch et de son street art.

J'ai organisé les 2 week-ends de la même façon, aller-retour en bus depuis Exeter, pour des questions pratiques : moins cher que d'y aller en voiture, pas de galère pour trouver un parking, et surtout j'aurai pas à conduire après les 2 nuits de déglingos.

En effet, j'ai pas réservé de logement sur Londres, j'ai préféré réserver pour le premier bus du dimanche matin pour être de retour rapido à la maison.


Le premier samedi, je quitte donc Torquay vers 7h, direction Exeter, pour y chopper le bus. Après quelques heures de sommeil / coma, j'arrive à Londres vers 13h30.

Pas de visites en vue, juste de la glandouille dans les rues, les magasins... Bref, une balade tranquilou dans les rues de Londres.
















En fin d'aprem, je me cale dans un pub pour suivre le match du Pays de Galles contre l'Australie. Bien sympatoche comme pub, le match également, même si les Gallois se font dérouiller. Les rosbeefs sont ravis en tout cas.

Ensuite, après avoir graillé, je déambule dans le Londres nocturne, quelques verres au pied de London Eye, et direction le Xoyo.
















Club plutôt cool, ambiancé comme prévu, Une première salle posée, à coup de minimal pour lancer la soirée. Au sous sol, Busy P lance l'assaut et envoi son set de poney.


Eclair Fifi prendra la suite..... c'est là que j'ai dû m'assoupir sur une banquette tellement c'était merdique.
Boys Noize me fera réveiller, mais sa prestation est loin de me ravir, un DJ set comme à Panoramas y'a 2 ans, donc plutôt moyen. Rien ne vaut un live de Boys Noize.

Du coup, je me casse à 4h, et je décide de rejoindre tranquillement la gare de bus .... à pied.

J'aurai traversé Londres d'Est en Ouest en pleine nuit, au calme !

Bref, pour clôturer le tout mon bus aura 2 heures de retard, et je quitterai Londres qu'à 11h. La fin de la journée et du week-end fut longue, très longue.


Le 2ème week-end, je quitte Torquay une heure plus tôt que la semaine précédente, pour rejoindre Exeter. Idem, je comate dans le bus jusqu'à Londres.

20 minutes avant d'arriver, je décide de "planifier", bien à l'arrache, mes visites de la journée.

Du coup, à peine arrivé, je file à Regent's Park, au Centre-Nord de Londres. C'est un des parcs royaux de Londres, qui s'étale sur 166 hectares mine de rien. Tellement balaise qu'on y retrouve des villas, un club de tennis, le zoo de Londres, et une université en plein cœur du parc.
















Je fais mon petit tour du parc, on y retrouve plein d’œuvres d'art contemporain disséminées dans ce parc.





















Je prends le temps de bouffer, avec les écureuils qui viennent t'emmerder. Le parc est envahi, c'est dingue.




Ensuite, je vais faire un tour à la roseraie du parc dans les jardins de Queen's Mary, dans l'Inner Circle. Bien stylé, y'a une multitudes de fleurs dans ce parc, c'est assez incroyable.


   

















    

A la sortie sud du parc, se situe la rue Baker Street. Cela parle surement à beaucoup d'entre vous, puisqu'au 221B de cette rue se situe la maison de Sherlock Holmes dans les romans de Sir Arthur Conan Doyle.


Chose assez étonnante, on peut visiter la maison de Sherlock Holmes. On est bien d'accord, ce mec n'a jamais existé, il ne s'est jamais rien passé dans cette maison, mais on peut quand même la visiter.... En plus les tarifs sont de l'ordre de 20 € par personnes, à l'aise.
Perso, j'ai autre chose à faire avec mes thunes, que de les dépenser pour visiter une maison où il ne s'est rien passé !


Bref, je continue ma route vers la station de Paddington, là où les histoires du fameux ourson du même nom démarre.

Je longe le canal, et me retrouve à Little Venice. Alors "little" c'est le mot juste, Si vous pensez que venir à cet endroit vous évitera d'aller à Venise, vous vous trompez. En fait c'est un canal, avec des péniches, c'est sympa mais ça casse pas 3 pattes à un canard.
Disons qu'il faut le faire quand vous avez déjà fait le tour des attractions principales de Londres. Ce qui est mon cas.


















En fin d'après midi, je me dirige vers le quartier de Notting Hill, pas pour un coup de foudre, mais pour faire un tour au marché de Portobello Road, grand marché à ciel ouvert qui s'étale sur tout le long de la rue. C'est assez bordélique, on y retrouve tout et n'importe quoi, des objets de l'armée, des vieux vinyls, des programmes d'un match entre Birmingham et Arsenal de 1983, des contrefaçons à foison, des "souvenirs" de Londres, bref y'a de tout.
Le marché a également ses stands de bouffe, au Acklam Village, où on retrouve toutes les nourritures du monde : un stand Jamaïcain, Portugais, Brésilien, Chinois, et un bar.




Vraiment à voir, même si j'avais préféré le marché de Camden.

Après, j'ai essayé de dénicher des disquaires dans Notting Hill. J'ai pas cherché longtemps, mais par contre j'y ai passé du temps. Celui qui veut des vieux classiques de rock, de la techno old school, ou des vinyls de Sugarhill Gang, c'est dans ce quartier qu'il faut venir, et notamment au "Music and video exchange" à Notting Hill Gate. Je suis reparti de là avec 5-6 CD (Deadmau5, Boys Noize, Daft Punk....) pour moins de 15€. Le pied.

Challenge suivant, trouver de la wi-fi pour suivre le match de Guingamp. Dans cette situation, McDo est ton ami.
Après ce 0-0 merdique, je me suis calé dans un pub pour suivre la branlée Française par les  All Blacks. Affligeant.

Direction le Xoyo, pour une soirée de folie. Entre 2 stations de métro j'ai eu le droit à un feu d'artifices dans la City. Peut-être un trader qui fêtait son milliard....

J'arrive plus tard que la dernière fois, Busy P est déjà en place. Il nous ressort le même set que la semaine dernière.... Dommage, même si le set est très bon.


Ensuite, belle découverte, Ghost Culture. Un jeune DJ Londonien produit par Erol Alkan (on comprend mieux), qui écrit, chante et compose ses morceaux, ce qui nous donne de l'électro-pop vraiment pas dégueu' !

Vient le tour de Gesaffelstein. Comme attendu, il nous met un bordel pas possible pendant un set de 2h30. Il a quand même réussi à me décevoir sur certains points : Pas de set continu, les morceaux étaient sans arrêts entrecoupés par une pause pour faire crier la foule....vraiment dommage. Ensuite, déçu parce que Gesa' se joue d'une certaine complaisance. Il a quand même réussi à nous passer 3 fois "Pursuit", j'ai cru à une blague. Et il a terminé son "set" en nous passant la version CD d'un Daft Punk, "Alive".

J'ai croisé que des français quasiment dans la boîte, impressionnant ! Dommage d'ailleurs, parce que les Français sont cons et irrespectueux c'est incroyable !

Enfin, une très bonne soirée en tout cas, j'ai commencé la route à pied jusqu'à ma station de bus comme la semaine passée, mais ce coup-ci j'ai abdiqué à la moitié, et j'y suis allé en bus.

Retour à Torquay sur les coups de 14h, nickel pour la sieste.

Prochaine virée footballistique !


dimanche 20 septembre 2015

" Oggy Oggy Oggy ! Oi Oi Oi !!! "

( Non ce n'est pas le titre du nouvel album de Boys Noize (Oi Oi Oi, sorti en 2007))


De retour pour une nouvelle virée sympatoche !

Aujourd’hui, en ce dimanche de septembre, je vous emmène pour la journée au Pays de Galles, plus précisément à Cardiff.

Pourquoi cette escapade dominical chez le voisin Celtes ? La Coupe du Monde de rugby, je dis oui monsieur !

Et oui, vivant dans le pays organisateur, je me suis senti obligé de participer à cet événement.

Du coup, je pars de Torquay sur les coups de 8h30, pour arriver à Cardiff à peine 2 heures plus tard. 

Même parking que la dernière fois, dans le port. Le match est à 14h00 donc je prends mon temps, je fais un petit tour du port tranquilou.

Quel plaisir de revenir au Pays de Galles, je kiffe ce pays.

Ensuite, direction le Millenium Stadium pour retirer ma place pour ce match d’anthologie (si si, je vous jure).

Je fais le tour du centre ville et des animations du centre ville, blindé de monde. Y’a une ferveur chez les Gallois, incroyable. Ils sont tous en rouge, habillés aux couleurs de leur pays, où la gueule floquée du drapeau gallois, bref tout le monde a mis son plus beau costume. Du coup j’ai acheté mon drapeau gallois…. La taille du bordel !  Je peux m’en faire un drap.


Un petit tour des boutiques, on graille, et hop direction le stade.

Le Millenium, je ne vous le présente plus, magnifique stade, toit fermé, juste la classe quoi.


Match du jour : Wales – Uruguay.


Autant vous dire que les gallois sont chauds pour faire un résultat.

Pourtant ça démarre mal pour eux, ils prennent 3 pénalités dans la tronche en 15 minutes, l’Uruguay mène 0-9.


Mais c’était sans compter sur le talent des Poireaux (Oui, leur symbole c’est un poireau…), qui vont inscrire 8 essais durant le match, les uruguayens auront subi pendant tout ce temps.

Le score final laisse les anglais rêveurs, 54-9. Verre pilé, paille de fer, et gravier, les uruguayens sont repartis en boitant sévèrement.


Niveau ambiance, plutôt mou du gland en 1ère mi temps, mieux en 2ème. Des chants brefs sont lancés par ci, par là, un petit Oggy Oggy Oggy ! Oi Oi Oi ! (leur version du atchik atchik atchik aïe aïe aïe aïe), et une ola grandiose. Un bel après midi en somme.

En repartant, histoire d’éviter les bouchons, j’ai fais un tour de l’autre côté du port.


Malgré tout, j’ai pas évité ces putains de bouchons. Faut dire aussi qu’il n’y a qu’une route pour rejoindre l’Angleterre depuis Cardiff, à moins de faire un détour de 200 bornes.

Bref, je me suis tapé 3 heures de bouchons….

Vivement la suite !


dimanche 13 septembre 2015

" Welcome to Dismaland ! "


Aujourd’hui, je vous emmène dans un endroit assez atypique pour le souligner.

Avant toute chose, appuyez sur play, et écoutez cette musique tout au long de la lecture de cet article, vous apprécierez au mieux l'ambiance convivial.



Bienvenue à Dismaland, un parc d’attraction situé à Weston-Super-Mare, sur la West-coast anglaise, 
au sud de Bristol.

Pour ceux qui me connaissent, vous vous doutez bien que si je fous les pieds dans un parc d’attraction, c’est qu’il s’y passe quelque chose de spécial.

Ce parc d’attraction est un projet que l’on doit au génie talentueux Banksy, roi du street art revendicatif, polémiste, et activiste. Il a réuni un nombre incroyable d’artistes de même envergure, pour donner vie à ce projet complètement barré.

«  La nouvelle attraction touristique la plus décevante du Royaume-Uni »



Le flyer donne le ton : Dismaland (Dismal = lugubre, sombre), Bemusement Park (Bemusement = perplexité, embarras), et vous allez voir que les mots sont bien choisis.

Etant un grand admirateur d’art urbain, et de tout ce qui peut être anti-conformiste, c’était une obligation pour moi d’y venir.


Je pars de Torquay en fin de matinée ce samedi, pour être au rendez-vous à 14h, heure d’entrée indiquée sur mon billet acheté quelques semaines plus tôt pour la modique somme de 5 livres.

Une petite demi-heure d’attente sous le soleil, j’ai bien fais de prendre mon ticket en avance, parce que sur place il y a une file d’attente de dingue, et tous ne sont pas certains de pouvoir rentrer !
14h, je rentre. On passe par un (faux) sas de sécurité, portiques de détections de métaux, caméras, douanes, scanner corporel, fouille au corps pour ceux qui refusent de se plier aux règles, par des agents armés de taser, matraques, etc… Et on vous rappelle les éléments qu’il est interdit d’introduire dans le parc : "couteaux, bombes de peintures, drogues illégales, et avocats de la société Walt Disney".


Une fois passé ce sas, drôlement réaliste malheureusement, on pénètre enfin dans le parc, en passant devant 2 employés qui nous distribuent le plan du site, en nous souhaitant la bienvenue d’un air dépité, la gueule déconfite, les mecs sont au bord du suicide.


Après un bref tour visuel, je m’engage vers une salle sombre, pour la première expo du parc. 

Des panneaux de la DDE diffusent divers messages, un smiley qui se casse la gueule perpétuellement, des pots de fleurs imbriqués dans des tonnes de bouffe surgelées, un fœtus en vitrine floqué de nombreuses marques, image très symbolique.





















Et on enchaine par un spectacle son et lumière de 5 minutes de la faucheuse qui arrive en auto-tamponneuse, et qui finit par danser sur les Bee-Gees. Complètement taré.



On rentre dans une autre partie de l’expo, où on arrive face à une grande table d’où sortent des lames de couteau, et un ballon qui est retenu par une soufflerie pour ne pas crever.


On peut également y voir des tableaux, sculptures, plus ou moins revendicatifs.

































     





Cette expo ce termine par une magnifique maquette géante, mettant en scène une ville anglaise sous les émeutes. Incroyable.




Dehors, pleins de petites attractions (pour la plupart payantes, à la façon d’une fête foraine). Vous aurez un carrousel, dans lequel un boucher prépare les futures lasagnes de chez Findus.


On retrouve également la fameuse pêche aux canards…. morts, noyés dans le pétrole. Le personnel vous empêche de les attraper, mais si vous y parvenez malgré tout, vous gagnez un magnifique sushi en papier dans un sac plastique.


On peut visiter le château, qui à visiblement cramé, de la magnifique cendrillon. Malheureusement, celle-ci a été victime d’un accident de carrosse, et les paparazzis s’en donnent a cœur joie pour immortaliser ce moment.
















Grosse polémique en Angleterre sur cette œuvre. Les Anglais y ont vu un lien direct avec la mort de Lady Diana.

Autre attraction, une grande roue toute pourrie, rouillée, qui grince et tourne à l’envers, une piscine avec toboggan sortant d’un blindé de la police, un jardin pour enfant décoré par un arc-en-ciel qui fume et boit, un stand où l’on propose des prêts bancaires à des enfants, un mini golf dégueulasse, fait de bidons, tambours de machines à laver, de tuyaux…. Bref, un parc de rêve.





















L’attraction qui m’a le plus marqué, celle-ci sans doute, plus que jamais dans l’actualité. Il s’agit de piloter des bateaux. Vous pouvez choisir une embarcation pleine de migrants, ou un patrouilleur de police. Le but est de faire débarquer les migrants en échappant aux gardes côtes. Vous pouvez taper dans les embarcations pour faire tomber les migrants…. Tristement géniale !
















On visite également un chapiteau qui illustre une scène d’après repas. Or ici, les rôles sont inversés. Ce sont des animaux qui ont bien bouffé, dans leurs assiettes bourgeoises ornées de dents, doigts et sourires humains. Assez glauque.


Un cinéma en plein air, diffuse des courts métrages divers et variés assez sympas. Et diverses oeuvres disséminées un peu partout dans le parc.













    

D’ailleurs, une musique est diffusée dans tout le parc, comme chez Mickey, et elle à le don de bien vous casser les couilles à la fin de la journée. Oui c'est la musique en début d'article, c'est relou hein ?

Enfin, exposition plus sérieuse, la plus effrayante selon leur pancarte, « vous n’en ressortirez pas indemne ». Elle nous montre tous les systèmes de surveillance, d’espionnage, qui ont été mis en place dans le monde, et notamment en Angleterre pour nous fliquer. Un passage sur l’Iphone, moyen de surveillance et de flicage le plus efficace mis en place par les autorités.


En parallèle, on retrouve un historique en détail de la création des armes anti-émeutes, et de l’équipement de nos chers CRS (#ACAB).

Juste à côté, vous retrouverez le chapiteau des associations anarchistes anglaises, et une vente de kit pour ouvrir les vitrines de publicité des arrêts de bus.


Dans la tente d’à côté, exposition des drapeaux et slogans des manifs, révolutionnaires. Bien sympa.





                           

En vous dirigeant vers la sortie, vous pouvez glisser votre tête dans une planche pour vous prendre en photo vous-même, ou alors vous faire photographier en Djihadiste.


Vous pourrez même vous promenez, un ballon autour du bras, à la manière des gamins avec leur minions à Disneyland. Sauf qu’ici, il est écrit dessus « I am an imbecile ».


Avant de partir, j’ai pris le soin d’acheter le livre du parc (expliquant le projet, les œuvres, et le nom des artistes) dans le camion à glace cramé.


Difficile de vous faire un descriptif complet du parc, tellement il y a d’œuvres, pleines de subtilités.

Voici la vidéo qui a été diffusée pour la promotion du parc, un régal !


Une multitude de messages sont passés à travers cet événement. On ressent un malaise chez certaines personnes, cela permet de lancer de nombreux débats. On adhère, ou pas à l’idée, chacun se fera son propre avis.

En tout cas moi, je suis conquis !



P.S. : Cela a été annoncé récemment par Banksy, "Tout le bois et les installations de Dismaland sont envoyés au camp de réfugiés près de Calais pour construire des abris. Aucun billet en ligne ne sera disponible."