dimanche 10 juillet 2016

" Welcome to Paradise ! "


La bagnole est chargée, le pack de Foster, la tente, sac de cuitage, saucisson, paté hénaff, pistaches & Pringles, bref..... Fin prêt pour affronter mon premier camping festivalier de l'année.

Et quoi de mieux pour s'échauffer une semaine avant les Charrues, que de passer un week-end dans la campagne du Leicestershire, pour un festival intimiste de tranceux !

On est vendredi matin, je suis crevé, mais prêt à en découdre, je prends tranquillement la route en direction de la contrée de Leicester. Je mettrai plus de 4h à rejoindre le merdier !

Une fois sur place, on part pour le 1er chargement. Je passe la fouille tranquilou, avec mes 6 pauvres canettes de binouze ! (Oui, c'est la limite maximum... ma conso d'une soirée de festival, .... ils sont fous les mecs !).

Bref, en 10 minutes je repère un coin sympa où installer mon barda, entre les tipis et les tentes déjà présentes en masse !
Parce qu'en fait ça commençait le jeudi soir, mais bon, niveau congé j'étais déjà au taquet !


Nous voici donc dans la vallée de Coney Woods, pour le Noisily Festival of Music and Arts.

Capacité du festival : 5000 personnes
Prix de départ du billet en 2015 : £ 110 pour les 4 jours en "super early bird", puis ça évolue de £10 en £10 sur 5 phases.

Je mange un truc, je prends l'apéro au calme, au rythme des basses qui s'évadent du bois en face de moi ! Mes voisins de tente débarquent, me briefent un peu sur le festoch', l'ambiance est détendue, tout le monde a l'air posé.


Je me bouge enfin, et pénètre dans le bois mystérieux. Une première scène, l'une des 3 principales, Noisily Stage, assez grande sur un îlot avec minimal et tech house en fond sonore.

Je continue ma progression, en hauteur sur ma gauche un son reggae-dub-jungle, posé posé, un chill out en fait ! Plus loin, sous une tonnelle, une scène "jeune talent" avec des sons de tous les styles.


Un bar à cocktail, en rondin style barraque canadienne, surplombe tout ce petit monde, ça nous donne un bon petit point de vue sur le site.


En s'enfonçant encore dans le bois, on tombe sur la Tree House Stage, dédiée à la Drum'n'Bass, Dubstep....


Quelques expos d'artistes, parsemées dans les bois....




Et enfin, au bout de la chaîne, la plus éloignée de toute, mon lieu de pèlerinage pour le week-end, Liquid Stage, sur fond de goa, psy trance, dark forest, bref un panache qui fonctionne du feu de dieu !


J'y prends mes quartiers pour quelques heures, en faisant des va et vient à la taverne.


Pour être bien immergé dans le son, il faut absolument aller au centre du "dancefloor", avec les 4 sound system disposé en carré (C'est même un 4-4-2 en losange mon cher Thierry !),  un régal planant pour les oreilles.

C'est tellement bien foutu que dès que tu t'écartes un peu du son, t'entends qu'une faible résonance de la basse, vu que les mecs ont foutus plein de bottes de pailles derrière les caissons pour isoler ! Pas cons les gars ! Bon après, une fois que tu te mets au centre, t'en prends plein ta gueule, et ça c'est beau !

Après une étape apéro, je retourne sur le site. Vu de nuit, c'est tout simplement magique ! Les lumières dans les arbres, les décors, putain c'est le paradis ici !




Je me laisse emporter, par ma bouteille de rosé, et la psytrance en fond sonore, c'est le pied ! Vers 1h du mat', je suis au bout de ma vie, et je décide d'aller me pieuter !


Samedi matin, une excellente nouvelle au réveil : Le soleil est là, et il reste du rosé !
Avant ça, petit dèj', réveil en douceur, les sons ont coupé à 4h et redémarrent à 11h. Je suis devant la scène minimal. On n'est pas nombreux, mais qu'est-ce qu'on est bien !


Il a plu toute la nuit, le bois est labouré complètement !

Une journée rythmée de rencontre, de psytrance à bloc jean floc'h, une ambiance conviviale, géniale, ici, c'est le bonheur qui règne ! Petite sieste dans les hamacs au soleil l'après midi !

On picole, on s'éclate, je bouffe végétarien..... Putain je bouffe végétarien quoi ! Bah ça déchire !
La nuit dernière j'avais fait l'erreur de demander des frites sur le site, mais y'en a pas ! L'erreur du novice !

Au fil de la journée, on assiste à des spectacles d'arts du cirque, de la danse, vraiment sympa !



La seule fois où la sécu' est intervenue dans le week-end, c'est pour un mec qui en avait visiblement un peu trop pris ! Il était à poil complet, et se fritait avec la sécu' dans la boue, c'était génial !
Bon, le mec était perché complètement, mais il aura quand même fallu 5 bonhommes pour le maîtriser !

Le dimanche, même programme, la picole en moins, parce que je démonte le campement et je quitte les lieux vers 16h pour être à la maison ce soir..... Un déchirement, sachant que ça ne fini qu'à 23h ce soir !


Clairement, ce festival aurait duré 2 semaines, c'était pas grave, au contraire !
Autant vous dire que j'ai déjà pris mes places pour l'édition 2017 !

Sur la route, je fais une étape dans un bled à côté de Glastonbury, histoire de suivre la finale de l'Euro dans un pub.
Je suis dégueulasse, pas lavé depuis 3 jours, les fringues pleines de boues, un bonheur !

Je vous raconte pas la gueule des 5 pélos dans le bar quand je suis rentré.

Mis à part ce match à la con, j'ai quand même assisté à une baston entre 2 poivrots, c'était plutôt intéressant.

J'étais de retour chez moi vers 23h, pour une bonne nuit de sommeil méritée avant un départ pour 15 jours en terres bretonnes !


dimanche 12 juin 2016

" Feuer Frei ! "


On est mi-juin, c'est le moment de lancer la saison des festivals - collection été.

En tant que passionné de musique, et acharné des concerts & festivals, c'est toujours un déchirement de quitter la Bretagne, terre de fête par excellence.

Mais les Anglais ne sont pas en restes là dessus non plus, et savent faire la fête presque aussi bien que nous, bretons. A voir ce que ça vaut en festival.

On est vendredi matin, et je prends la route de Donington Park, circuit de course automobile sur les bords de l'aéroport d'East Midlands, en plein centre de l'Angleterre, entre Birmingham et Leicester.... à plus de 3 heures de chez moi.

Bon il s'avère que je mettrai presque 5 heures pour y aller à cause de putains de travaux entre Bristol et Birmingham, mais aussi de la pluie qui tombe sans cesse depuis Leicester.... ça s'annonce humide tout ça !

Il est plus de 15h quand j'arrive sur place, prêt à en découdre au Download Festival !

Le Download, c'est un festival de rock, métal, hard-rock, comparable au Hellfest en terme d'affiche.

La différence principale entre le Hellfest et le Download, c'est l'organisateur. Le Hellfest est une association, alors que le Download est organisé par Live Nation, le plus gros producteur de festival & concerts de "stars" au monde.

C'est notamment eux qui font tourner AC/DC, Madonna, Springsteen, Jay-Z, mais ils gèrent également le Main Square, Reading, Loolapalooza, ou I Love Techno, et tant d'autres.
C'est la multinationale des concerts, donc qui dit Live Nation dit sponsoring à bloc jean floc'h et prix élevés. Rien d'étonnant dans le fait de voir les mêmes noms dans plusieurs festivals, quand on sait qui les organise.

Bref, pour parler un peu des festivals anglais, il faut savoir que leur fonctionnement est bien différent de chez nous.

Le prix du billet déjà, est bien plus élevé qu'un festival français (Pour le Download, mon billet journée m'est revenu aussi cher que 3 jours aux Charrues).  Ensuite, tous les à-côté sont payants : Parking, camping, douches, voire même le planning des horaires de passage des artistes.... Les Anglais sont des putains de vaches à lait, mais c'est ainsi que ça fonctionne ici.

Autre différence majeure, les festivals ont des horaires complètement en décalé par rapport à chez nous. Ici, la plupart des festivals démarrent en fin de matinée (l'heure où tu démarres l'apéro en sortant de la piscine de Carhaix aux Charrues) et terminent vers 23h. Il faut s'y faire, c'est pas simple....

J'enfile mon poncho "Le Telegramme", souvenir d'un 16ème de finale de Coupe de France face à Concarneau, et je me dirige vers le site.


Une fois rentré, je tâte l'ambiance. Mes pompes sont déjà rock'n'roll tellement le terrain est boueux.


Sur scène, c'est Killswitch Engage qui fait son show. Je me balade sur le site, en essayant d'éviter de me vautrer.

Un tour sous le chapiteau pour se mettre à l'abri devant Kadavar, puis The Wildhearts.

Je repasserai devant la scène principale, pour voir l'hommage rendu à Lemmy de Mötorhead, scène renommée "The Lemmy Stage" pour l'occasion.

Ensuite l'écurie Korn démarre, ça envoie du pâté, quelque chose de violent !



Pour finir de becter au sec, je me suis dirigé vers le chapiteau WWE NXT, dans lequel se déroulaient des combats de catch, assez marrant à voir, mais juste une fois quoi !


Enfin, la pluie a décidé de laisser place à Rammstein et leur show de malade ! Propre, pyrotechnie dans tous les sens, un beau spectacle bien rock !


22h50, le festival ferme ses portes, le camping étant réservé au pass 3 jours, mon carrosse m'a généreusement offert le gîte pour la nuit.




Il est 7h, j'ai dû pioncer 3-4 heures, après un petit dèj' express, je prends la route direction Manchester.

Je passe à la piaule que j'ai réservé pour la nuit prochaine, un vrai lit ne sera pas du luxe avant le retour à Torquay.

Mais avant le sommeil, il est temps de remettre ça, dans un style tout à fait différent.


Aujourd'hui, je m'attaque au Parklife festival, en plein coeur de Manchester, festival électro-techno, hip-hop, et son affiche à couper le souffle.

Même tenue de combat qu'hier, poncho et pantalon de pluie acheté le matin même, en prévision, comme quoi le mec est pas con !

La galère pour rentrer sur le site : public complètement différent d'hier, on était sur un public familial, et de rockeur, là on passe dans la jeunesse à plein régime, moyenne d'âge 19 ans, donc les fouilles sont plus coriaces, et je mettrai une heure pour rentrer.

Une fois dedans, j'achète le planning des horaires (£ 7... plus cher qu'une pinte !), et je me dirige vers une des nombreuses scènes, là où la mélodie sonne pas trop mal.


Je materai le set de Yousef, puis de Dixon. Après une petite balade sur le site entre les différentes scènes, je revient sur ma première pour le live de Ben Klock.

Enorme ! Ce mec est un génie de la minimal, un putain de set qui fait du bien aux oreilles !

Ensuite, en mangeant, un petit b2b (back to back pour les non avertis, en gros c'est un ping-pong entre les 2 Dj's qui passent leurs sons à tour de rôles, ils se répondent, ce qui la plupart du temps a un rendu vraiment pas dégueu') entre Hot Since 82 et Heidi, puis j'ai alterné entre le match de l'Angleterre diffusé sur écran géant, et un b2b entre Seth Troxler et The Martinez Brothers.

C'était carrément cool.

Enfin, le moment tant attendu arrive. The Chemical Brothers rentrent en scène, et c'est parti pour 1h30 de gavage !


Génial, comme à leur habitude, les visus sont tellement stylés, et que dire de la musique !

Bref, la journée s'achève vers 23h, le temps de retourner à la piaule, et je tombe de fatigue.

Je mettrai environ 5h pour rentrer le dimanche, sous le soleil (chienne de vie...), prêt pour la prochaine séance.

 

dimanche 8 mai 2016

" Bons Baisers de Bruges ! "


Après avoir passé un week-end mouvementé (.....)  à Cherbourg, et une soirée "Hardcore Resurection" une fois de retour au bled (le UK Hardcore est tellement à chier, c'est incroyable ! Vive la Frenchcore !)....

Me voici de retour pour un nouveau périple, et pas des moindres !

Le périple a un peu commencé le vendredi soir déjà, lorsque je me suis rendu en bas de chez moi à une soirée psytrance. Pas pu résister, fallait que j'y aille, le lever sera dur demain !

Samedi matin, 5h00, je pars de chez moi, canette de Monster dans le porte-gobelet, on est parti pour 4h30 de route à travers l'Angleterre.

A 6h30 du mat', petite pause à Stonehenge, et on repart, non-stop jusqu'à Folkestone, située complètement au sud-est de l'Angleterre.


Alors qu'est-ce que je peux bien foutre à Folkestone un samedi à 9h00, pour un mec qui à dormi 4h....

La raison est simple, les occasions de suivre Guingamp sont pour moi de plus en plus rares, j'avais rien de prévu ce week-end, et là les ptits gars jouent à Lille, comme c'était pas trop loin (Oui, moins de 5 heures de routes c'est pas loin pour moi), j'ai saisi l'occasion.

Du coup j'embarque dans le shuttle, c'est le train pour bagnole qui vous fait traverser la Manche, direction Calais. C'est quand même bien fait, le mec qui à conçu ça en était pas la moitié d'un !


Bref, j'en profite pour piquer un somme sur le siège passager. Repos de courte durée car la traversée dure à peine 35 minutes.

Et bim ! Me voilà en France, en cage dans les fortifications de Calais. Un paysage à faire bander une baleine échouée...

J'arriverai à Villeneuve d'Ascq, banlieue commerciale de Lille, à l'heure du repas, parfait pour le pique-nique. J'ai abandonné le carrosse sur le parking du mcdo, et c'est parti pour une après-midi visite de Lille.

Le temps est parfait, il fait 30°C, y'a pas un nuage. Niveau architectural, le centre de Lille est plutôt sympa ! La Gare Lille Flandres, la Grand Place, le beffroi, et le vieux Lille, ça vaut vraiment le coup d'oeil.










Ensuite, direction la citadelle. Bon ça casse pas 3 pattes à un canard, c'est juste sympa pour les coureurs qui font le tour. Dans le parc y'a le zoo de Lille, gratos grâce à Martine (hips !) Aubry.






Je continue mon tour vers le théâtre de Lille, l'hôtel de ville et son beffroi, et le tour est joué !




De retour sur Villeneuve d'Ascq, j'en profite pour faire quelques courses histoire de ramener de la vraie bouffe en Angleterre, c'est l'occasion ! Un p'tit pack pour boire un coup avec les koppains, et direction le stade Pierre Mauroy.


Parking sous le stade, on est au frais, tous les koppeurs arrivent petits à petits, on se retrouve, on boit des coups, bonne ambiance.

On est un bon petit nombre en tribune, bonne ambiance pendant tout le match, on fait les cons. Faut dire aussi que le match est chiant à mourir, donc on s'occupe autrement.


Fin du match sur un bon 0-0. Malgré ça, tout le monde en tribune à l'air d'avoir passé une bonne soirée, c'était cool.

On nous évacue avant le feu d'artifice pour le dernier match à domicile de la saison des Lillois, dommage.

Mon point de chute ce soir, Tourcoing (j'ai l'impression d'être dans un sketch de Dany Boon, mais tout va bien). Merci, bonsoir.


Le dimanche matin, debout de bonne heure, on est parti pour une petite virée chez les Belges !

Après une petite heure de route, on atteint l'objectif de la journée : Bruges !


Alors là mes copines, dans le genre ville de caractère, architecture et charme à souhait, on est servi !




Putain qu'on est bien ici ! Des canaux tout autour de la ville, des moulins, le beffroi que Colin Farell à gravi, et moi aussi (après une bonne heure d'attente).













La vue depuis le beffroi est incroyable, c'est pas pour rien qu'on l'appel le "plat pays", on a un panorama à des dizaines de kilomètres à la ronde.


















Et la ville en elle même est splendide !










J'ai pas eu le temps de faire une balade en bateau sur les canaux, mais c'est assurément à faire !

En début d'après-midi, je file donc à "La Panne", station balnéaire de Belgique, juste avant la frontière.




















Là je me laisse aller tranquilou, une bonne Tripel Karmeliet sous un parasol, sur la plage de La Panne, pour se donner le courage de rentrer en Angleterre !


Sauf que le temps passe vite et ..... Je suis arrivé en retard (30 minutes quand même) à Calais pour le shuttle.

Bon visiblement ça leur pose pas de soucis, et heureusement d'ailleurs, parce que Eurotunnel avaient eux mêmes 2h de retard, donc j'étais pénard !

Je suis arrivé en Angleterre vers 17h30, le temps de faire la route et j'étais chez moi vers 22h.

Un week-end à 1 200 kilomètres, 3 pays traversés, du soleil, de la bière, la plage, du foot, putain quel pied !