mardi 21 avril 2015

" Allez, dis camion ! "



Bien le bonsoir ! De retour après un court, mais intense, week-end au Pays de Galles.

Quoi de prévu pour ce petit séjour?

Un petit match, pour garder une bonne dynamique, et des visites. Pas de grande planification, je sais juste dans quel camping aller, en espérant qu’il reste de la place parce que j’ai rien réservé.

Départ à 7h15 de Torquay, j’anticipe car les anglais reprennent l’école lundi, donc fin de vacances pour eux, ce qui signifie bouchon sur les routes. J’ai prévu large, comme ça je suis pénard.

Tout ça c’était avant le drame bien entendu.

Un quart d’heure que je roule, et en pleine jonction d’autoroute, j’ai senti la voiture partir en crabe.
Rien compris, jusqu’à ce que je vois qu’un camion m’emboutissait par le côté. Du coup, comme dans le permis de conduire sur GTA San Andreas quand tu dois taper la voiture de flic pour qu’elle tourne sur elle-même, le gazier me fait passer devant lui et j’ai ainsi pu inspecter sa calandre sur une centaine de mètre.En gros, à 80 km/h, voilà ce qu’il s’est passé.

Autant j’étais matinal, autant là, me prendre un 44 tonnes à travers la gueule à 7 heure et demi du mat’, j’ai pas kiffé.

C’est dommage, j’étais carrément en avance, et là j’ai paumé 2 heures avec le patron du mec, son assurance et tout le merdier.

Bref, j’étais bien vénère, j’ai failli faire demi tour, ça m’a gavé.

Mais bon, je me suis pas démonté, je suis quand même parti au Pays de Galles. J’arrive à Swansea sur les coups de 11h30. Je me gare à 400 mètres du Liberty City Stadium, y’a du soleil, on va positiver.


Je passe direct au fans store, et je rentre dans le stade.

Propre, le stade à 10 ans à peine. La config’ est bien sympa, tu peux faire le tour sans avoir une putain de barrière pour te bloquer.


J’en profite pour bouffer mon casse-dalle posé en tribune.

L’affiche du jour, Swansea contre Everton.

On passe au match, pas violent, en tribune c’est pas mieux, on se fait même un peu chier.




















Heureusement que l’arbitrage est limite en fin de match, pour réveiller tout ça.

Score final 1-1, Everton était clairement au dessus pourtant. A Swansea, à part Bafé’ Gomis, qui a très bien joué un quart d’heure avant de sortir sur blessure, l’équipe est assez pauvre. Pour le remplacer, ils ont mis son sosie, physiquement j’entends, Marvin Emnes.

Après ce petit match soporifique, je suis allé au camping, Three Cliffs Bay Holiday Park, pour chopper un emplacement pour la nuit. Il est situé à 20 minutes de Swansea, sur la péninsule de Gower.

Putain je sais pas comment je me démerde, mais j’ai un talent pour dénicher des coins de déglingos’ !


Je cale ma tata tout en haut du camping, abrité du vent par la haie, avec une vue à en faire bander le pape.

Après ça, direction Swansea à nouveau. Je fais un tour de la ville, et je grimpe au sommet, pour avoir un super panorama sur la baie de Swansea. C’est nickel.






Non seulement les environs sont supers montagneux, mais en plus t’as la plage en bas, c’est génial.

Ensuite j’ai essayé d’avoir du wifi pendant une heure, sans succès. J’ai fini par aller m’acheter 2-3 binouzes, un bucket au KFC, et je suis parti me caler au camping devant la plage. Bonne clôture de soirée.

Le lendemain, après la nuit agitée à cause du vent, on prend le temps, on profite, Peace.

Je descends tranquilou vers la plage, pour une petite balade pépère. L’air marin décrasse bien, la plage est sympa, je remonte vers un ancien (petit) château en ruine. Le point de vue est pas dégueu’ non plus.


















Je prends la voiture et je décide de me caler en haut du Brasparts local. C'est la première "zone d'une beauté naturelle exceptionnelle", désignée au Royaume-Uni, en 1956. A ne pas rater donc. 
















Le vent soufflait à plein régime, galère de marcher, limite à me casser la gueule. Ça m’a rappelé une escapade en plein Monts d’Arrée un lendemain de festival avec 2 tronches à fioul. Sauf que là j’ai pas fini dans une auberge, et j’étais à jeun.

Bref, tout ça pour dire que d’ici, on est au milieu de la péninsule, et au point culminant, on a donc un panorama magnifique, et c’est le gavage assuré.

Malgré son commencement, week-end posé, en douceur, avant de retourner à l’assaut de la capital !

Enfin, le Pays de Galles c’est de la balle, on en redemande…


lundi 6 avril 2015

" Kamoulox ! "


What’s up bitches ?

De retour après ce long week-end de pâques qui aura été un gros kiffe jusqu’à sa conclusion. Ces 4 jours…. Oui oui, en Angleterre pour pâques c’est férié aussi le vendredi… ils sont pas si cons les mecs en fait !  

Ces 4 jours donc, d’un joyeux bordel que je ne pourrai nommer, d’où le choix du titre (Je branle une étagère et j’ausculte mémé avec une tondeuse, en jouant de la trompette dans une Renault 12. Kamoulox, épisode 227 saison 12).

Ce coup ci, j’ai tout prévu, ou du moins j’ai posé les bases. Je dois passer 2 nuits à Birmingham, un match par jour, visite de la ville incluse. Ensuite, direction Bristol pour une nuit, et me faire le Street Art Tour, mais à ma sauce, donc ça va galoper. Et pour l’après, advienne que pourra !

Bref, voyez plutôt.

Départ vers 9h de Torquay le vendredi, direction Birmingham. En gros 3h15 de trajet, sous un temps bien couvert. J’arrive vers 12H30, juste le temps de garer la bagnole pas loin du couchage que j’ai réservé.

Je décide d’aller au centre de Birmingham en bus. Malgré mes repérages à l’avance sur Maps, je suis monté dans le bus qui m’emmenait dans la direction opposée… Coup de bol, j’avais pas le compte juste en monnaie pour acheter le ticket, et ils n’acceptent que le montant exact. Du coup je suis redescendu du bus pour choper de la bigaille. Entre temps, je me rends compte que je me suis gouré de ligne, plus qu’à traverser la route !

Arrivé dans le centre de Birmingham, un peu paumé, je vois pas vers où est le stade. Des gamins et leur daron portent des maillots du Birmingham FC, je les suis.

Après 15-20 minutes de marche, on arrive au stade, St Andrew’s Stadium. Petit stade sympa, pour ce club historique de la ville de Birmingham.


Je m’installe, il fait un temps de merde, ça caille…. Et le terrain se décompose, tel un lépreux jouant de la guitare !





Sympa le match sinon, Birmingham s’impose 2-1 contre Rotherham United. L’ambiance était cool.
















Après être retourné au logement pour avoir les clés, je reviens dans le centre avec une folle envie ….de ne rien foutre. Aucune motivation, à cause de la météo surtout, il pleut comme vache qui pisse (old school). Du coup je me cale au McDo pour faire original, et je rentre.


Le lendemain matin, météo clémente, je me dirige tôt le matin vers le centre, un tour rapide au Bullring shopping centre, je fais le tour du marché local au pied de St Martin’s church. 



Ensuite, direction le quartier de Digbeth, qui regroupe tout ce qui se fait autour du street art, notamment grâce à la Custard Factory.

Alors là je me gave, du tag à foison, je parcours les rues, les parkings à la recherche de la perle rare.

   













Je découvre Birmingham en tant que ville artistique, un Birmingham que je ne soupçonnais pas !

On finit par arrivé à l’Urban Village, qui comme son nom l’indique, est un peu l’épicentre de tout ce joli merdier.




















Je continue à divaguer, et je retourne vers le centre pour trouver le moyen de rejoindre West Bromwich. J’ai choisi le RER, rapide et simple à trouver, pour pas trop cher.

Le choc quand t’arrives là bas ! Ils ont tous des gueules d’alcooliques consanguins décérébrés. 


Comme l’impression d’arriver à Le Blé pour un Brest-Laval, sauf qu’ici, pas de buvette à 1 kilomètre à la ronde autour du stade, tellement ils sont atteints. A seulement 6 bornes de Birmingham centre, ça fait peur.

Bref, je nique-pique à côté du cimetière des fans des Hawthorns. Assez marrant à voir.

" RIP l'alcoolique, fan de WBA ! "

Après mes emplettes à la boutique du club, je rentre dans le stade.

Je descends une pinte, en matant la branlée de Liverpool à l’Emirates, et le but de Giroud en fin de match.

Il est temps de prendre place. L’affiche du jour, West Bro’ contre Queens Park Rangers. Rien de bandant à la base.



Et pourtant, jusqu’à maintenant ça reste mon meilleur souvenir dans un stade anglais. Ambiance bien chaude, venant principalement du « parcage » des 3000 fans de QPR. Le match est énorme, les Hawthorns se prennent une volée, et perdent 1-4 le match. Les supporters avec lesquels j’ai discuté étaient supers sympas.


J’aurai même revu le mec dont j’avais complètement oublié l’existence, sorti au bout de 20 minutes tellement il était mauvais, même Danzé est plus utile pour casser des rochers avec ça tête (oui, ça vient de là son problème), j’ai nommé Stéphane Sessegnon !

Ah oui, la pute de Joey Barton est présente aussi, qui s’est magnifiquement illustré d’un coup de boule !

Après tout ça, j’ai quand même fait un tour du centre historique de Birmingham, j’ai longé les quais. Balade bien sympa, il faisait beau, un après midi parfait, qui m’a filé une dalle.


















Après un kebab dégueu’, je me finis sur du street art local, Birmingham by night, et retour à la piaule.


Alors ce soir, chambre de 4 personnes oblige, on m’a collé avec 3 morues qui allaient en soirée. Je leur laisse la chambre le temps qu’elles se préparent. Une heure et demie plus tard, elles en sont sorties aussi délabrées qu’au début, maquillage en plus. Elles m’ont quand même payé un coup de gin, il fallait au moins ça pour oublier avec qui je partageai la chambre.


Debout à 8h, une heure à peine après que les cagoles soient rentrées, je trace direction Bristol.

Mais avant Bristol, je me suis arrêté en route à Worcester, le Toulouse anglais. Un pont, des briques rouges.


















Super sympa comme bourgade, un centre ville tout mignon, une cathédrale de poney. Dimanche de pâques oblige, tous les culs-bénis étaient de sorti !





















Dernière étape avant Bristol, Gloucester. Le port, en plein festival, à voir absolument. Et alors là mes colons, la cathédrale !


Encore plus grande que l’autre, impressionnante ! Tout autour, des vestiges médiévaux, ça vaut carrément le détour. C’est des malades.




Un peu de graf’, et route pour Bristol.

Petite parenthèse, j’ai été très étonné de ne rien trouver dans le Routard sur Birmingham, Worcester, et Gloucester. Birmingham, c’est quand même la 2ème ville du pays en termes de population. Certes, niveau architectural c’est assez pauvre, mais ça mérite quand même quelques lignes, de même que les 2 bourgades que sont Worcester et Gloucester. Petite lacune du bouquin, qui reste tout de même une référence.


Là mes copines, comme je connais déjà en partie le centre de Bristol, j’ai décidé de dédier ce passage dans la capitale de l’art urbain uniquement à celui-ci.

Je suis repassé par les mêmes endroits que l’année passée, certains coins ont changé. J’ai même remarqué des graf’ que je n’avais pas vu l’année dernière, c’est un peu le cache-cache pour les trouver parfois, c’est ça qui est bon.
















Banksy, Cheo, Sepr…. Bref, du tag’ en veux tu en voilà, je suis scotché, c’est un panard pas possible. Les mecs sont des grands malades, un talent de fou !

 













Bref, je me suis tellement rincé avec la balade, je suis courbaturé comme un poney après une saillie, du coup j’utilise le peu de forces qu’il me reste pour me caler au Burger King. Week-end de gros.


Le lundi matin, vaguement réveillé, j’entends taper à la porte de la loc’. Ils se démerdent les mecs, ils m’ont déjà réveillé cette nuit parce qu’ils avaient pas leurs clés, la porte est ouverte, ils n’ont qu’a rentrer.

Ce qu’ils font. Puis on frappe à ma porte : « Hello, that’s the police ! ». Euh, what ? Réveillé par les condés un lundi de pâques. Bref, après avoir mis un futal, je comprends qu’ils sont venus pour le locataire du dessus. Petite anecdote, je portais un t-shirt avec Pinkman dessus, sous-titré « Yo bitch !». 

Ça m’a fait la journée.

Il fait un temps magnifique, il est 9h30…. Et je suis à 2 heures de route de Torquay. Donc la merde de rentrer maintenant, je décide de filer vers les gorges de Cheddar, pour bien terminer le week-end.

" Pas bouger ! "
J’y avais déjà fais un passage l’année dernière, par hasard, et je n’avais pas regretté, loin de là !

Du coup, pour varier j’ai fais le flanc gauche des gorges, une vue différente mais toujours aussi kiffante. Un point de vue impressionnant, qui se mérite, parce que faut te taper la montée avant. 



Comme je n’avais pas envie de rentrer chez oim, je suis descendu dans le village de Cheddar, fais un petit tour, acheté du frometon, et c’était okay.



















Je suis fou de ce bled, c’est un putain de bonheur à chaque fois !

Après les 2 heures et demi de rando à Cheddar, un (très) bref passage  Glastonbury, j’avais plus les jambes pour grimper en haut de Glastonbury Tor.

Il était temps de rentrer, rincé, mais quel pied !

" Merci public ! "